dimanche 14 février 2010
ON DEMENAGE !!
vendredi 22 janvier 2010
POLES DE COMPETITIVITE : INNOVATION ET EXPORTATION
Selon la secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, il y a une présence très intéressante à l’international des pôles de compétitivité français et des PME qui travaillent avec eux. Une convention avec UbiFrance prévoit d’accompagner le développement des pôles à l'international. Au total, 17 opérations ont été lancées concernant 28 pôles et 300 entreprises. Pour 2010, le doublement de ces actions est programmé. Madame Idrac souhaite que les pôles de compétitivité soient des acteurs à part entière de l'équipe de France de l'exportation constituée autour d'UbiFrance, d'Oséo, des chambres de commerce et d'industrie et des CCEF. Les pôles de compétitivité sont un bon vecteur pour le commerce extérieur, car il y a un lien évident entre innovation et exportation, et parce qu’il faut faire travailler ensemble grandes et petites entreprises. Or les pôles de compétitivité sont l'illustration naturelle de ces deux axes de travail.
mercredi 6 janvier 2010
LES ETATS GENERAUX DE L'INDUSTRIE
Un rapport intermédiaire constate le décrochage de l'industrie française. Les exemples abondent pour confirmer la noirceur du diagnostic - surtout lorsque la France est comparée à l'Allemagne ou à la zone euro : destructions massives d'emplois (seul le secteur pharmaceutique en a créé entre 2000 et 2008), progression plus lente de la valeur ajoutée (+4,3 % entre 2000 et 2008, contre +16,5 % en Allemagne), recul des taux de marge, pertes de parts de marché à l'export (les ventes françaises de biens manufacturés ne représentent plus que 37 % des exportations allemandes, contre 56 % en 2000), etc. Sur les causes de ce décrochage, le rapport liste, parmi une multitude de facteurs « pénalisants », un « prélèvement public sur les entreprises » souvent plus lourd qu'ailleurs, des difficultés spécifiques de financement, une formation inadaptée couplée à une image « dégradée » de l'industrie, une « culture de la créativité insuffisamment développée », une croissance des entreprises « trop peu encouragée », des relations avec le monde de la recherche « insuffisamment structurées »… « La réponse de l'industrie doit se faire en combinant toujours davantage l'innovation, la production et les services », suggère le rapport, qui cadre les enjeux sans toutefois encore donner les outils, fiscaux ou réglementaires. Le rapport préconise d'identifier les filières les plus porteuses pour « asseoir au besoin une spécialisation industrielle plus performante » et de « structurer une démarche de montée en gamme ». Il préconise de stabiliser l'environnement réglementaire des entreprises, de raccourcir les délais entre la R&D et l'industrialisation, de renforcer la présence française en matière de fixation des standards et des normes ou, de manière prudente, d'« inscrire les évolutions du coût du travail en France dans une perspective de compétitivité ».
jeudi 17 décembre 2009
PACTE PME 2.0
Initié en 2004 par le comité Richelieu, repris à son compte par Bercy via Oséo en 2005, le Pacte PME veut s'affranchir de la tutelle de l'État. Ce contrat-cadre par lequel 55 grandes entreprises et institutions (TOTAL, SNCF, AREVA, etc.) s'engagent à favoriser les PME dans leurs achats veut surtout dépasser le stade des bonnes intentions. Début 2010, l'association se dotera d'une gouvernance paritaire (grands groupes - PME) et décernera un label aux PME pouvant se prévaloir d'un parrainage d'un ou plusieurs grands groupes. Objectifs : faciliter par cette caution l'accès des PME aux marchés nationaux et internationaux, ainsi qu'au crédit ou à certaines aides publiques.
vendredi 11 décembre 2009
LA COMPETITIVITE FRANÇAISE S'AMELIORE (?)
Pour la première fois depuis dix ans, la compétitivité des entreprises françaises se redresse. Selon une étude publiée par Coe-Rexecode, la part des exportations hexagonales par rapport à celle des autres pays de la zone euro devrait être de l'ordre de 13,5 % cette année, soit 0,3 point de plus qu'en 2008. Cette très légère remontée mettrait donc fin à des années de déclin, suivies d'une stabilisation en 2008. Mais elle reste encore bien maigre au regard du terrain perdu : « Notre part de marché est passée de 16,8 % en 1998 à 13,2 % en 2008, ce qui représente 100 milliards d'euros d'exportations perdues ». Cette embellie s'est opérée au moment même où la crise économique a lourdement fait chuter les échanges mondiaux. Au cours des neuf premiers mois de l'année, les exportations françaises se sont repliées de 17,5 %, mais la baisse a été encore plus prononcée chez nos voisins (-19,1 % dans la zone euro). La remontée s'expliquerait néanmoins surtout par des raisons conjoncturelles… et donc temporaires : nos exportations sont plutôt spécialisées dans les produits qui ont connu les plus faibles reculs de leur niveau d'activité. C'est le cas de l'aéronautique ou des produits pharmaceutiques qui ont plutôt bien résisté. L'amélioration est par ailleurs loin d'être homogène : moins de la moitié des catégories de produits exportés ont réellement vu leur part de marché progresser. Au final, ces différences de spécialisation sectorielle entre les pays de la zone euro expliqueraient environ« les deux tiers » du redressement de la compétitivité française. Inversement, cette segmentation a joué en défaveur de l'Allemagne pendant la crise.
lundi 30 novembre 2009
CONTRATS FRANCO-CHINOIS
Après avoir ostensiblement boycotté la France pendant plusieurs mois, le ministre du Commerce chinois a conduit à Paris une importante délégation d'entreprises qui vont signer une quarantaine de contrats et de lettres d'intention, portant sur plus d'un milliard d'euros, entre des entreprises chinoises et françaises. « La France revient sur notre liste des courses », proclamait un quotidien officiel ! Plus de 110 responsables d'entreprises chinoises des secteurs de l'aéronautique (Avic), de l'énergie (CNOOC, China Coal Energy) ou encore des transports devraient ainsi accompagner Chen Deming. Au-delà des grands projets, des achats de matériels et de technologies françaises dans le domaine de la protection de l'environnement, dans le secteur automobile ou de l'agroalimentaire vont également être ratifiés pendant que les responsables de grandes banques des deux pays évoqueront leurs projets de coopération. Seul bémol : 90 groupes français seulement ont répondus présent, malgré le rappel battu par Ubifrance… de quoi vexer les Chinois ?
DESOLIDARISER LE YAN DU DOLLAR…
Les responsables monétaires de la zone euro exhortent les autorités chinoises à laisser le yuan reprendre sa hausse progressive, tout en précisant ne pas s'attendre à des résultats rapides. Selon eux, il est difficile de justifier la récente dépréciation du yuan face à un panier de devises compte tenu de la forte croissance de l'économie chinoise et du niveau élevé des excédents commerciaux. La devise chinoise a progressé au total de 21% par rapport au dollar dans les trois années qui ont suivi la décision de Pékin de ne plus indexer sa devise sur le billet vert en juillet 2005. En juillet dernier, Pékin a toutefois décidé de lier à nouveau sa monnaie au dollar afin d'aider ses exportateurs. Le président de la Commission européenne a déclaré que le lien entre le yuan et le dollar était problématique pour certains secteurs de l'économie européenne. "Pas parce que nous avons un euro trop fort mais parce que nous avons un dollar faible et cela crée véritablement certains problèmes". Pour le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, le taux de change du yuan est l'un des principaux contentieux entre la Chine et les Européens et des responsables de la zone euro ont qualifié les discussions « d'amicales mais franches », un euphémisme souvent utilisé en cas de désaccord.
mercredi 25 novembre 2009
ACCORDS EN DEHORS DE L'OMC ?
Alors que l'Organisation mondiale du commerce doit tenir sa réunion ministérielle à Genève à partir du 30 novembre avec l'objectif d'aboutir à l'adoption du cycle de Doha sur la libéralisation du commerce (négociations bloquées depuis 2005), différents pays ou groupes de pays commencent à chercher des solutions alternatives. Avec la crise économique, en effet, le commerce international devrait se contracter d'environ 10 % cette année, et les différends et les tentations protectionnistes se multiplient. Un groupe de 22 pays en développement tente de conclure un accord, dit système général de préférences tarifaires (GSTP, General System of Trade Preference), en vue d'abaisser les droits de douane et de développer les échanges entre eux. Les négociations, qui ont commencées en 2004, s'accélèrent à l'approche de la réunion de l'OMC. Parmi les membres de ce groupe figurent notamment le Brésil, l'Argentine, l'Inde, la Corée du Sud et la Thaïlande, le Maroc et l'Algérie, mais aussi la Corée du Nord, l'Iran et le Zimbabwe. En revanche, on n'y trouve ni la Chine ni l'Afrique du Sud. L'accord en négociation prévoit la baisse de 20 % au moins des droits de douane sur 70 % des produits échangés. Le commerce entre les pays en développement reste encore assez peu important, mais ils cherchent à profiter de leurs forts taux de croissance réciproques et à alléger leur dépendance envers les pays riches.
mardi 10 novembre 2009
LA CHINE EN AFRIQUE
Alors que la crise économique a incité nombre de groupes occidentaux à geler leurs projets d'expansion, les entreprises chinoises ont, tout au contraire, profité du ralentissement pour accélérer leurs investissements en Afrique et s'assurer un accès privilégié à des marchés, réputés plus accessibles que ceux des pays développés, et à des ressources naturelles cruciales à l'alimentation des industries du pays. Nombre de pays africains, et notamment ceux dépendant des marchés des matières premières, n'auraient pas connu de croissance en 2009 sans la Chine. Pour renforcer cette « solidarité » qui a permis une explosion continue des flux commerciaux entre la Chine et l'Afrique, le Premier ministre chinois a annoncé de nouvelles annulations de dettes pour les pays « amis », ainsi que des prêts bonifiés aux pays d’Afrique d’un montant de 10 mds USD. Le dirigeant chinois a annoncé que Pékin exempterait de droits de douane 95% des produits "des pays africains les moins développés ayant des relations diplomatiques avec la Chine, en commençant avec 60% des produits dès 2010". Selon les statistiques officielles chinoises, les investissements directs chinois sur le continent africain sont passés de 491 millions de dollars en 2003 à 7,8 milliards fin 2008. Les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont quant à eux décuplé depuis le début de la décennie pour atteindre 106,8 mds USD en 2008.
mardi 3 novembre 2009
3 ETI SUR 10 SONT BASEES A L'ETRANGER
Le gouvernement mène un travail de recensement sur les quelque 4.600 entreprises comptant de 250 à 5.000 salariés. Il juge l'insuffisance du nombre d’entreprises de taille intermédiaire (ETI - 250 à 5.000 salariés, CA inférieur à 1,5 milliard d'euros) comme l'une des grandes faiblesses du tissu économique français. 494 ne disposent que d'un établissement, c'est-à-dire n'ont ni holding ni filiale. Ces entreprises à établissement unique, toutefois, n'ont guère d'intérêt en tant que tel : leurs besoins ne sont pas très différents des 1.905 autres ETI ayant plusieurs établissements, mais eux aussi tous basés en France. Pour le reste, 868 entreprises répondant aux critères des ETI ont leur siège en France, mais disposent déjà de filiales à l'étranger. Et 1.360 autres, soit 30 % des ETI, ont leur tête de groupe à l'étranger. Il peut s'agir d'entreprises faisant de l'optimisation fiscale en installant leur holding à l'étranger, mais il peut aussi s'agir de filiales françaises de groupes étrangers. Ipsos mène pour le compte de Bercy, d'ici à la fin de l'année, une enquête pour mieux connaître les ETI et en publier une cartographie. La question de l'insuffisance des ETI ne devrait alors en être que plus forte.
lundi 2 novembre 2009
FORMER LES SALARIES AUX DANGERS DE L'ETRANGER
Isolation, insécurité, maladies, séparation, addictions… pour préparer les salariés aux risques et aux contraintes de l'expatriation, ceux-ci bénéficient généralement d'une formation aux réalités locales. L'expatriation n'est pas forcément un long fleuve tranquille. Pour préparer les salariés avant le départ, ceux-ci bénéficient en général d'une formation interculturelle pour les avertir des réalités locales du pays d'accueil. Outre les aspects logistiques, matériels ou culturels, quantité de cas concrets sont passés en revue : les risques d'accidents de la route, d'extorsion, d'insécurité personnelle, de kidnapping ou de terrorisme, mais aussi les couples insuffisamment solides qui explosent en cours d'expatriation parce que le conjoint a suivi à contrecœur ou qu'il s'ennuie… Le risque médical ne doit en aucun cas être négligé. Le sida, les maladies sexuellement transmissibles, les hépatites, mais aussi la syphilis - qui n'a pas disparu - sont des réalités d'aujourd'hui. Autre danger : les addictions. La charge de travail, l'isolement, la rupture culturelle peuvent favoriser l'alcoolisme ou la prise de drogue. Or, si le détenteur d'un gramme de cocaïne peut être qualifié de consommateur « occasionnel » en France, il risque la prison ferme dans certains pays, voire la peine de mort à Singapour. Une entreprise qui sait que le salarié peut passer par des périodes de stress doit prévoir un système de compagnonnage. Cela passe par des structures d'écoute, des médecins, le service des ressources humaines, les pairs au siège et les expatriés déjà en place. Il faut tout envisager : l'espionnage industriel - fréquent en Asie -, des risques de représailles personnelles ou de menaces sur la famille en cas de licenciement de personnel en Inde ou en Afrique de l'Ouest ; ou encore l'éthique des affaires compromise par des bakchichs, inévitables mais qui peuvent entraîner la mise en cause pénale de l'expatrié.
mercredi 28 octobre 2009
EXPORT ET INDUSTRIE
L’industrie emploie en France 3,4 millions de salariés, et 10 millions si on intègre les services à l’industrie. En tête : l’automobile (20,43%), puis la chimie/pharmacie/énergie (17,36%), la mécanique/sidérurgie (14,54%), l’agroalimentaire (13,44%), les TIC (11,62%), l’aéronautique/armement/naval (9,85%), les bois/papiers/matériaux (8,62%), et enfin les textiles et services (4,14%). Mais le déclin est réel et constant : les emplois industriels ont chutés de 15% entre 2000 et 2007, et la part des produits français dans les exportations européennes a reculé de 25% en dix ans ! Les états généraux de l’industrie auront donc une mission stratégique pour notre pays : « définir une nouvelle politique industrielle ». Quand on sait que 85% de nos exportations et 77% des investissements en R&D proviennent de l’industrie, il est effectivement urgent de réagir… s’il est encore temps !
lundi 19 octobre 2009
FRANCE : MANQUE DE COMPETITIVITE
Alors que la demande mondiale commence tout juste à montrer des signes de frémissement, l'appréciation de l'euro par rapport au dollar va compliquer la tâche des exportateurs français. « Les niveaux de change actuels commencent à être problématiques, indique la secrétaire d'Etat au Commerce extérieur. Christine Lagarde l'a rappelé au G7 à Istanbul : nous avons besoin d'un dollar fort ». Au premier coup d'œil, la France peut apparaître immunisée face à ces fluctuations monétaires : la zone euro représente la moitié de ses exportations et autant de ses importations. Au global, l'Union européenne compte pour environ 60 % de ses échanges. Inversement, ses exportations vers les Etats-Unis restent très limitées (6 % du total). L'Asie totalise, elle, 10 % des exportations et la Chine 2 %. En réalité, cette présence sur le Vieux Continent est loin de mettre les exportateurs français à l'abri. La dépréciation du dollar va permettre aux concurrents - américains et chinois en tête - d'être plus compétitifs chez les partenaires traditionnels de la France (Allemagne, Italie, Espagne en tête). Et puis l'Allemagne est protégée par sa spécialisation : au-delà du degré d'ouverture du pays, la sensibilité aux changes est liée à la nature des biens exportés. « La France est beaucoup plus sensible aux variations de prix relatifs que l'Allemagne, dont les biens d'équipement jouissent d'une image irréprochable ». Qui plus est, notre voisin a fortement comprimé ses coûts salariaux unitaires pour améliorer sa compétitivité. Résultat : l'Allemagne a réussi à conserver sa part de marché à l'exportation depuis l'introduction de l'euro, tandis que celle de la France a nettement baissé…
ACCORD COMMERCIAL UE / COREE DU SUD
L'Union européenne a signé avec la Corée du Sud son plus important accord commercial bilatéral jamais négocié, au terme de plus de deux ans de discussions. Cet accord préliminaire (signature définitive début 2010) de libre-échange offrira des débouchés commerciaux supplémentaires tant pour l'UE que pour la Corée du Sud. Il« pourrait générer pour 19 milliards d'euros de nouveaux échanges pour les exportateurs européens », a souligné la Commission. Il doit permettre la suppression de droits de douane frappant les exportations de l'UE vers la Corée du Sud, à hauteur de 1,6 milliard d'euros. Les secteurs des télécommunications, des services environnementaux, juridiques, financiers ou du transport maritime, que Séoul s'est engagé à largement libéraliser devraient être les principaux bénéficiaires. La négociation de cet accord avait suscité de vives inquiétudes de certains Etats de l'UE, comme l'Italie, et de l'industrie automobile européenne, craignant essentiellement qu'il ne donne un avantage déloyal aux entreprises sud-coréennes dans le secteur automobile. Pour l'industrie automobile européenne, cela risque d'entraîner une déferlante de voitures fabriquées en Corée du Sud avec des pièces chinoises. La Commission européenne a négocié un compromis sur ce point : les européens bénéficient d'un mécanisme spécial de sauvegarde.
lundi 12 octobre 2009
COMMERCE FRANCO-TURC
Nicolas Sarkozy répète que la Turquie ne peut pas entrer dans l'Union « puisqu'elle est en Asie », ce qui est vrai à 95 % sur le plan géographique, mais plus discuté si on prend en compte l'Histoire et les institutions. Quoiqu’il en soit, la Turquie représente pour les Européens un débouché plus important que la Chine et a acheté en 2008 pour 5,7 milliards d'euros, surtout en automobiles et biens d'équipement, aux entreprises françaises (c'est le cinquième client de la France hors UE). En outre, sur le plan géostratégique, ce membre de l'Otan, qui a la caractéristique d'être la seule démocratie laïque du monde musulman, est un médiateur précieux entre pays occidentaux et du Proche-Orient, ou entre Israël et la Syrie. Un marché incontestablement plein d’intérêt pour les entreprises françaises, d’autant qu’il est relativement proche géographiquement et culturellement.
FRANCE : LA REPRISE DANS LES PAYS EMERGENTS
Après le rebond de juillet, les exportations ont retrouvé leur niveau des six premiers mois de l'année (- 19 % sur un an). Selon l'assureur-crédit Euler Hermes, « la reprise française en 2010 sera largement dépendante de la dynamique du commerce mondial et de la capacité à en tirer profit ». Et ce d'autant plus que la consommation des ménages marque le pas. Si les exportations sont « l'enjeu central de la reprise », elles sont confrontées à des difficultés qui ne datent pas de la crise. Pas assez nombreux, les exportateurs sont également trop concentrés vers l'Europe. Les deux tiers des exportations sont tournées vers les pays de l'Union européenne. Or « cette zone sera la dernière à renouer avec la croissance ». Pour tirer leur épingle du jeu, les exportateurs français doivent donc se diriger vers des pays émergents comme la Chine ou l'Inde, où « les effets négatifs de la crise sont déjà annulés » et où Euler Hermes anticipe une croissance de 8,5 % et de 7 % respectivement en 2010. C'est pour l'instant peu le cas : l'Asie ne compte que pour 10 % des exportations françaises. En Chine, les exportations françaises sont à peu près stables depuis trois ans et n'ont représenté que 704 millions d'euros en août dernier. Les exportations vers l'Inde sont très faibles (189 millions d'euros en août). Pour encourager les exportations, Bruxelles vient d'autoriser la France à mettre en place Cap Export, un nouveau dispositif de garantie publique d'assurance-crédit pour protéger les fournisseurs de défauts de paiement de leurs clients à l'export. Il tombe à point nommé pour aller attaquer les marchés - juteux mais non sans risques - des pays émergents.

mercredi 7 octobre 2009
UN PÔLE « QUALITE DE L’EAU » EN LORRAINE ?
La Lorraine et l'Alsace ont décidé de déposer de concert leur candidature pour développer un pôle de compétitivité sur la « maîtrise de la qualité des eaux continentales, santé des populations et des écosystèmes ». Ce projet vient d'aboutir à la création, à Epinal (Vosges), d'une association ad hoc, porteuse du dossier. La démarche a été initiée par le département des Vosges, s'appuyant notamment sur la présence du centre mondial de recherche implanté par le groupe Nestlé Waterssur son site d'embouteillage de Vittel et Contrexéville. « Nous avons mobilisé nos équipes et fait appel à des cabinets-conseils pour peaufiner ce dossier et, rapidement, il est apparu nécessaire de nous associer avec l'Alsace pour atteindre la taille critique donnant davantage de crédibilité au projet ». Les deux régions ne manquent pas d'atouts. Tout d'abord en raison du potentiel industriel résultant de la présence de grands groupes (Veolia, Suez Environnement, SAUR, Saint-Gobain PAM, Nestlé Waters) et de PME qui opèrent dans le domaine de l'eau au sens le plus large et représentant près de 30.000 emplois. Ensuite, grâce aux 2.500 chercheurs publics (universités de Strasbourg, de Haute-Alsace, de Nancy, Inra, Inserm ou CNRS) et privés (Nestlé Waters, IRH Environnement), qui travaillent sur les thèmes de la sécurisation des ressources, le traitement des rejets ou la restauration et la valorisation écologiques des milieux. D'ores et déjà, les promoteurs de ce projet Grand Est évoquent un prochain partenariat avec la région Languedoc-Roussillon, candidate elle aussi au label « pôle de compétitivité » sur un thème voisin. Ça, c’est bon pour l’export !
REEQUILIBRAGE DES ECHANGES INTERNATIONAUX…
Selon le FMI, L'Europe et les Etats-Unis ne profiteront guère de la forte croissance économique des pays d'Asie par l'intermédiaire de leurs exportations. En particulier, la Chine devrait continuer d'inonder le monde des produits « made in China ». Dans ses projections, le FMI chiffre le surplus en 2009 de la balance courante chinoise à 7,8 % de son produit intérieur brut (PIB) après 11 % en 2007. Mais dès 2010, l'excédent repart à la hausse et représentera 8,6 % de son PIB. Alors que la reprise devrait s'accompagner d'un rebond des prix du pétrole, les surplus des pays producteurs sont, eux aussi, attendus à la hausse. « Par ailleurs, le retournement du cycle manufacturier au niveau mondial devrait conduire à une hausse des excédents de l'Allemagne et, dans une moindre mesure, du Japon », souligne le Fonds. Pourtant, aux Etats-Unis, le déficit de la balance courante est appelé à se réduire nettement. Il passerait de - 5,2 % du PIB en 2007 à - 2,2 % l'an prochain. Si l'on observe par grande zone, c'est l'Afrique, l'Amérique latine et la zone euro qui devraient faire les frais de ce rééquilibrage, ces trois régions affichant un accroissement de leur déficit. Pas bon pour nos exportations !
jeudi 24 septembre 2009
BE READY FOR EXPORT

eXPorting est le partenaire retenu par CCI International Lorraine pour son opération « Be ready for export ». Il s’agit d’accompagner individuellement une quinzaine de PME lorraines, primo exportatrices ou déjà exportatrices, dans leurs développements à l’export au moyen d’un plan de travail ciblé et échelonné sur une période de 8 à 12 mois. Le programme est largement soutenu et aidé par le Conseil Régional de Lorraine. Les journées pays et techniques organisées par CCI International Lorraine seront un support privilégié. Plus d’informations par téléphone au 0820.20.30.38 ou sur internet : http://www.webexportlorraine.com/sice/index.php?option=com_content&task=view&id=171&Itemid=159
MITTELSTAND ALLEMAND vs ETI FRANCAISES
Les performances des entreprises allemandes à l'export font souvent l'objet d'admiration en France. Mais la récession violente que traverse le pays révèle la faiblesse de son économie : l'absence de moteur de secours lorsque la conjoncture mondiale se retourne.Malgré la compétitivité de ses industries exportatrices, l'Allemagne n'a affiché qu'une croissance faible ces dernières années. L'atonie de la demande intérieure n'y est pas étrangère... Tous les exportateurs allemands n'ont pas frôlé la faillite, mais beaucoup ont été surpris par la violence du retournement. Effondrement des carnets de commandes, mesures de chômage technique, négociations serrées avec les créanciers sont devenus le lot commun du « Mittelstand », ce tissu d'entreprises de taille moyenne qui fait la puissance du moteur exportateur allemand. Le secteur industriel rhénan avait déjà traversé des récessions depuis 1945, mais jamais la chute n'avait été si brutale. Le « Mittelstand » profitait pleinement de la forte demande en matière de biens d'équipement dans les pays émergents, et ce malgré l'appréciation de l'euro. Sur les dix dernières années, l'Allemagne a été l'un des rares pays développés à maintenir ses emplois industriels, quand la France ne cessait de perdre des parts de marché à l'export. Sa force : des entreprises familiales, avec une forte culture de l'exportation, un haut degré de spécialisation et une volonté d'investir sur le long terme dans la recherche-développement. C’est pour « copier » ce tissu industriel que le gouvernement français veut développer et consolider les ETI (entreprises de taille intermédiaire). Un « Mittelstand » à la française, en quelque sorte !
mercredi 23 septembre 2009
ESPIONNAGE ECONOMIQUE
Un nombre grandissant d'affaires d'espionnage sont dévoilées au grand jour. Les technologies de l'information rendent les organisations perméables. Et tous les acteurs sont visés, grands groupes et PME, syndicats et ONG. En France, le chiffre circule de 2.963 entreprises ou laboratoires ayant été victimes, entre 2006 et 2008, d'actions d'ingérence économique, destinées à dérober des secrets de fabrication, à déstabiliser la direction ou à entraver le lancement d'un produit. Les grands groupes - notamment dans les secteurs « sensibles », tels Areva, EDF, Thales - sont évidemment plus conscients des risques. Mais, en trois ans, les PME auraient représenté 71 % des sociétés attaquées. Aujourd'hui, «l'intelligence économique est aussi indispensable aux entreprises que l'a été le marketing il y a cinquante ans », résume Cyril Bouyeure, coordinateur ministériel à l'intelligence économique. Pour preuve ? Un décret paru jeudi 17 septembre vient d'instituer un délégué interministériel à l'intelligence économique, placé sous la double tutelle de l'Elysée et de Bercy et chargé d'élaborer une politique nationale. Reste que la frontière entre l'« espionnage », illégal par essence, et l'« intelligence économique » est parfois ténue, surtout dans un environnement mondial, où les législations varient au gré des frontières. En témoigne l'éventail de missions des cabinets professionnels : de la simple veille concurrentielle aux opérations de « dépoussiérage », qui consistent à vérifier si une salle de réunion ou une chambre d'hôtel n'ont pas été équipées de micros ou de systèmes d'espionnage…
jeudi 17 septembre 2009
VOUS AVEZ DIT : « SWIFT » ?
Le virement SWIFT est un moyen de paiement incontournable et parfaitement connu des exportateurs, mais peu savent ce qu’il y a derrière ce terme barbare ! SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication) est une société coopérative de droit belge, détenue et contrôlée par ses adhérents parmi lesquels se trouvent les plus grosses banques mondiales. Fondée en 1973 afin de remédier aux flux papier et pour remplacer le réseau Télex, jugé trop lent et pas assez fiable, la société SWIFT fournit des services de transferts interbancaires et des interfaces à plus de 7.800 institutions dans plus de 205 pays, pour un montant de transactions journalières total se chiffrant en trillions de dollars US ! Ses principaux clients sont des banques, des sociétés de courtage, des organisations de compensation et des bourses d'échanges partout dans le monde. SWIFT transmet plus de 11 millions de transactions chaque jour. L'intérêt du réseau SWIFT est d'assurer la « non-répudiation » des échanges : aucun tiers ne peut nier avoir effectué une transaction. SWIFT réalise l'équivalent d'un acte notarial sur l'ensemble des transactions effectuées et ce, quelqu'en soit le montant. Tout irait pour le mieux dans le meilleurs des mondes, si les États-Unis n’avaient pas confirmés qu'ils ont fait appel à SWIFT pour espionner illégalement les transactions financières internationales dans le but de pister des personnes soupçonnées de terrorisme. Big Brother, quand tu nous tiens…
mardi 8 septembre 2009
VERS UNE AMELIORATION DE LA SINISTRABILITE ?
Coface a subi frontalement l'aggravation de la crise du crédit depuis le quatrième trimestre 2008. Si l'activité s'est bien tenue sur les trois premiers mois de l'année (+ 3,2 %, à 873 millions d'euros), avec une forte demande et une hausse des prix en assurance-crédit, la sinistralité a atteint des niveaux record, enfonçant les prévisions de début d'année. Alors qu'il était de 55 % un an plus tôt, le ratio sinistres/ primes a grimpé à 116 % au 30 juin. La dégradation est générale, et elle est particulièrement forte pour les assurés français, qu'ils vendent en France ou à l'étranger ». La filiale de Natixis évalue à 6,5 points le choc de croissance pour les risques de crédit qu'elle assure. Estimant que «le point bas de la croissance mondiale a été touché à mi-année», le groupe s'attend à une amélioration de la sinistralité au second semestre. Par ailleurs, selon Coface, « les entreprises sont prêtes à payer un peu plus cher sur les risques plus difficiles, pour conserver leurs garanties ».
CYCLE DE DOHA : QUID ??
Le Cycle de Doha est une ronde de négociations d'une durée de trois ans, effectuée sous l'égide de l'OMC (Organisation mondiale du commerce). Elles portent surtout sur la « libéralisation du commerce international », et avaient comme objectif explicite le «développement » de ce qu'on appelait naguère le « Tiers-Monde ». La conférence interministérielle de Doha (Qatar) a eu lieu du 9 au 13 novembre 2001, tandis que la quatrième conférence ministérielle de l'OMC lançait un nouveau cycle de négociations multilatérales, baptisé « cycle du développement ». En effet, l'essentiel des négociations de Doha portaient sur l'agriculture et sur l'amélioration de l'accès aux marchés des pays riches pour les produits agricoles des pays en développement (PED). Le cycle de Doha, qui s'est conclu sur un échec, les différentes parties n'arrivant pas à s'accorder, incluait d'ailleurs un accord sur les ADPIC (Aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce). Suite au désaccord permanent et insoluble entre les différents États notamment sur la libéralisation de l'agriculture, le Cycle de Doha est considéré comme un échec le 24 juillet 2006 par Pascal Lamy, directeur-général de l'OMC. Cependant, des discussions ont été relancées pour aboutir à un nouvel échec en 2008… Lueur d’espoir : après la réunion informelle de début septembre 2009 à New Delhi, l'OMC va reprendre les discussions pour trouver un accord final, prévu en 2010, sur le cycle de Doha, tout en restant prudente sur le travail à accomplir…. Pas simple, en cette période de crise et de montée des protectionnismes !
CARNETS DE COMMANDE A L’EXPORT
Les carnets de commandes des exportateurs français n'ont pas encore enregistré d’amélioration sensible et stagnent à des niveaux historiquement faibles. Dans les biens d'équipement, les commandes étrangères se sont même plutôt dégradées ces derniers mois. Seuls les industriels des biens de consommation et de l'automobile ont vu leurs carnets s'étoffer à l'exportation.
mercredi 2 septembre 2009
LA CHINE DEPASSE L'ALLEMAGNE ?
Symbolique : selon l’OMC, la Chine est en passe de détrôner l'Allemagne de son statut de premier exportateur mondial. Au cours des six premiers mois de l'année 2009, les exportations chinoises ont totalisé 521,7 milliards de dollars, contre… 521,6 milliards pour les exportations allemandes ! En 2008, la Chine avait dépassé l'Allemagne en termes de produit intérieur brut (PIB), 2009 sera-t-elle l'année où l'on signera l'avis de décès de l'Allemagne championne du monde des exportations ? Les économistes restent prudents, car l'évolution des taux de change sera déterminante dans ce duel et une appréciation de l'euro jouerait en faveur de Berlin. Le modèle exportateur allemand n'est pas exempt de faiblesses : il est notamment trop spécialisé dans les biens d'équipement. Mais il a aussi des atouts : il tirera profit de tout regain de croissance dans les pays émergents. Les exportations allemandes ont d'ailleurs augmenté de 7 % en juin. En fait, il existe une forte corrélation des exportations chinoises et allemandes : la Chine dépend également fortement des fluctuations du commerce mondial, et les deux pays ont pris de plein fouet la crise mondiale avec de violentes contractions de leurs exportations au cours des douze derniers mois. Tous deux pourraient donc profiter dans les mêmes proportions d'un rebond.
LA TASK FORCE FRANCAISE A L’ETRANGER
UBIFRANCE, l'agence publique d'aide au développement des entreprises françaises à l'international, achève la deuxième phase de la réforme de son réseau à l'étranger. Il s’agit d’intégrer et de développer les services d’appuis aux entreprises jusque-là rattachés aux ambassades de France. 25 bureaux, dans 20 pays, rejoignent le réseau d'UBIFRANCE : Chine, Japon, Australie, Autriche, Belgique…. 14 bureaux dans 8 pays avaient déjà basculé au 1° janvier dernier (Etats-Unis, Allemagne, Espagne...). La réforme du réseau sera achevée dans un an, et il sera alors composé de 64 Missions économiques-UBIFRANCE dans 44 pays. « Au total, ce sont plus de 1.300 agents basés en France et à l'étranger, qui seront au service des entreprises exportatrices, contre 500 aujourd'hui », indique UBIFRANCE dans un communiqué (www.ubifrance.fr = nouveau site mis en ligne début septembre).

mardi 18 août 2009
LA FRANCE ET LES TECHNOLOGIES PROPRES
L'essor des « clean tech » représente un des leviers de la croissance économique de demain autant qu'un des moteurs possibles de sortie de la crise actuelle. Pourtant, la France ne semble pas suffisamment bien positionnée: au sein de l'Union européenne, si la France se classe au-dessus de la moyenne, elle est devancée par le Danemark, l'Autriche, les Pays-Bas et l'Allemagne. Bien que nous soyons leader sur l’eau et les déchets, nous restons peu positionnés sur les « nouvelles » technologies de l'environnement appelées à des perspectives de croissance beaucoup plus fortes (les énergies renouvelables, les technologies de stockage de l'énergie, voire même les batteries pour véhicules propres…). Les performances de nos « éco exportations », d’ailleurs essentiellement européennes, sont donc plus que moyennes… Les pouvoirs publics affichent donc une forte volonté d’appui et de promotion des « éco entreprises » : encouragement de la R&D dans les secteurs à forte croissance potentielle dans lesquels la France est peu présente, développement de la part de capital-risque consacrée aux « éco start-up » (une part de l'emprunt d'Etat annoncé pourrait y être affectée), recherche d’une coordination administrative et d’une certaine unité d'impulsion vers les filières porteuse (vers une délégation interministérielle ou un commissariat qui serait le « point d'entrée » des éco industries et qui proposerait les axes d'une stratégie en la matière ?) Le temps passe… et nos concurrents sont déjà bien positionnés !
mercredi 5 août 2009
YOYOS ET VASES COMMUNICANTS
Les acteurs économiques commencent à s’accorder timidement sur la reprise de l’économie mondiale, et on entrevoit une sortie de crise accordée d’un redémarrage du commerce mondial. Mais déjà d’autres phénomènes inquiètent et hypothèquent cette reprise : on reparle d’un pétrole cher et d’un dollar bas ! Pour ce qui est du pétrole, une reprise trop rapide (c’est le comble !) provoquerait l’ascension de son cours et donc un retour à l’inflation… Quant au Dollar, il chute quand la bourse monte… car les financiers retrouvent le goût du risque et délaissent cette valeur refuge que constitue le Dollar. On croit rêver ! Il faut espérer quand même que leur goût du risque restera désormais raisonnable. En tout cas, pétrole cher et Dollar sous évalué ne favoriseront pas les exportations françaises…
lundi 3 août 2009
FRANCE : L’EXPORT « EN PANNE » D’INNOVATION
La France est le 10e état membre de l’Union européenne (UE) le plus innovant. Ce classement, dominé par la Suède, la Finlande et l'Allemagne, est le résultat d’une comparaison des 27 indices synthétiques de l’innovation des membres de l’UE. Régulièrement distancée par l’Allemagne (troisième rang en 2008) et le Royaume-Uni (cinquième rang) qui font partie du groupe des pays leaders, la France se maintient dans le deuxième groupe de pays innovants, composé de l’Autriche, de l’Irlande et des pays du Benelux. Tout particulièrement dans le domaine des entreprises, la France se situe en dessous de la moyenne de l’UE, avec un onzième rang pour les investissements des entreprises dans l’innovation et un treizième rang pour la balance des paiements technologiques, les dépôts de brevets, de marques et de design. Un exemple concret : en 2008, la France en a déposé 119 brevets par million d'habitants, contre 185 en Suède et 275 en Allemagne ! Quand on sait qu’exportation rime avec innovation…

dimanche 26 juillet 2009
EXPORT, COMMERCE INTERNATIONAL ET CRISES SANITAIRES MAJEURES
La pandémie de grippe H1N1 pourrait retarder la fin de la crise mondiale, au vu de ses effets en Argentine, où le PIB pourrait baisser de 0,5 %. Dans l'hémisphère Nord, un recul même modeste de l'activité pourrait avoir des effets dramatiques. Une étude évalue l'impact de la maladie à 4 points de PIB en Grande-Bretagne. Depuis 2003 et la crise du SRAS, les entreprises ont pu prendre conscience de toute l’importance d’une bonne anticipation et d’une gestion adéquate de crises sanitaires majeures qui peuvent affecter profondément leurs activités à l’international. Face à des situations exceptionnelles de ce type, il faut donc se préparer : à des réactions excessives de la part de certains gouvernements locaux et autorités sanitaires étrangères pouvant affecter la dynamique de l’activité de l’entreprise dans un pays donné, au risque de mise en quarantaine de dirigeants ou d’hommes clés qui sont des pièces maitresses du fonctionnement de l’entreprise à l’étranger, ou encore aux conséquences et à la gestion d’un taux d’absentéisme élevé pouvant désorganiser sérieusement l’activité des entreprises. Si le virus H1N1 est très contagieux (125 pays ont été touchés à ce jour), il s’apparente plus pour le moment à celui de la grippe saisonnière et sa dangerosité réelle reste modérée. Annoncée pour l’automne, cette épidémie a conduit à une mobilisation importante des pouvoir publics. Dans ce contexte, le MEDEF joue un rôle très actif en soutien aux entreprises : des informations pratiques (recommandations, fiches, flash info quotidien, sites utiles, contacts) sont disponibles sur le site internet du MEDEF : www.medef.fr.
mercredi 22 juillet 2009
L’UE ET L’AUSTRALIE FACILITENT LEURS ECHANGES
Alors que la montée du protectionnisme commence à inquiéter, l’Union européenne des 27 (UE) et l’Australie ont voulu donner « un coup d’accélérateur aux échanges commerciaux, pour le plus grand bénéfice de leurs entreprises, en approuvant la nouvelle version d’un accord de reconnaissance mutuelle (ARM) qui va simplifier la certification des produits destinés à l’exportation ». L’Union européenne qui a exporté pour 25 milliards d’euros de marchandises et importé pour 11,2 milliards d’Australie l’an dernier, est le premier partenaire commercial de cet Etat du Pacifique, avec une part de 17 %. Si l’UE lui fournit surtout des produits pharmaceutiques, des véhicules, des machines, de l’équipement de télécommunications, l’Australie lui livre en retour des produits agricoles, notamment du vin, des matières premières, comme l’or, le charbon et le fer, des machines, du matériel de transport, des produits chimiques, textiles et de la laine. Principale disposition de l’ARM, les produits échangés ne sont pas soumis à l’évaluation de leur conformité à leur arrivée dans le pays importateur, mais au départ dans l’Etat exportateur. Une facilité qui va maintenant s’appliquer notamment à des appareils médicaux, électriques et de communication, comme les téléphones mobiles et les télécopieurs.
L’ETAT VEUT AIDER LES ETI
Nouveau terme dans le jargon des abréviations en tout genre : les « ETI ». On connaissait les PME, ou plus précisément les « petites » entreprises (moins de 250 salariés). Depuis un an, il y a aussi les ETI, ou entreprises de taille intermédiaire (250 à 5.000 salariés). Depuis le déclenchement de la crise, l'Etat est davantage au chevet des petites entreprises et il délaisserait les « moyennes ». Or celles-ci, emploient 21 % des salariés (33 % dans l'industrie) et assurent un quart de la production de richesses en France. D'où le souhait du gouvernement de leur donner un gros coup de pouce, bien au-delà de ce qui a pu être fait en leur faveur ces dernières semaines en matière d'assurance-crédit, d'aide à l'export ou de garanties bancaires offertes par la banque publique Oséo. Le lancement du grand emprunt national devrait être un moyen de renforcer les fonds propres des ETI, via des prêts participatifs. Le gouvernement consulte le patronat.
mercredi 15 juillet 2009
L'EFFONDREMENT DU COMMERCE MONDIAL

jeudi 9 juillet 2009
DEFICIT REDUIT EN MAI. ACTIVITE D’UBIFRANCE EN HAUSSE
Le déficit commercial s'est réduit à 2,718 milliards d'euros en mai, selon les Douanes. « Les ventes aéronautiques progressent vivement en mai, ce qui gonfle à nouveau l'excédent des échanges de matériels de transport, malgré la dégradation du solde automobile. Par ailleurs, depuis le début de l'année, UBIFRANCE a réalisé ou enregistré des inscriptions (salons, foires, rendez-vous individuels …) pour 9.547 entreprises, soit presque autant que pour l'ensemble de l'année 2007. L'objectif est fixé à 14.400 entreprises accompagnées cette année. Plus de 1.500 nouveaux primo exportateurs potentiels ont été identifiés par les régions », a indiqué la secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac.
mercredi 8 juillet 2009
BAROMETRE MONDIAL CCEF JUIN 2009
Les perspectives de la conjoncture mondiale continuent de se redresser en juin et renforcent l’hypothèse d’une fin de récession dans le monde au 2ème semestre de 2009. Les perspectives à un an de l’activité des entreprises françaises se stabilisent en juin à un niveau cependant positif. L’activité récente continue toutefois de reculer mais à un rythme ralenti et laisse entrevoir une stabilisation à échéance de quelques mois. Les trois régions les mieux orientées sont l’Asie, le Proche et Moyen Orient et l’Amérique du Nord.

mardi 7 juillet 2009
REGAIN DE PROTECTIONNISME ?
Un nombre croissant de gouvernements pourraient être tentés dans les mois à venir d'imposer des restrictions sur les échanges commerciaux si la récession de l'économie mondiale se poursuit, prévient le président de la Banque mondiale : "les pays à hauts revenus ont subventionné les secteurs en difficultés tandis que les pays à faibles revenus ont recours à des augmentations sélectives des taxes aux frontières". "Ces tendances pourraient rapidement devenir incontrôlables au cours des mois à venir avec la montée du chômage et parce que des pays se sentent obligés de répondre coup pour coup aux politiques des autres". Les pays en développement dont l'activité économique dépend d'un petit nombre de produits exportés, comme le Bangladesh ou le Cambodge où le textile représente 75% des exportations, pourraient subir des difficultés sur le long terme si des restrictions sont imposées sur leurs produits. Lorsque la croissance mondiale se rétablira, les mesures protectionnistes qui empêchent les pays en développement de bénéficier d'une reprise accentueront les souffrances. Selon le FMI, "le commerce mondial peut reprendre assez rapidement, aussi vite que la croissance, une fois que la reprise débutera dans les pays développés. Les exportations américaines seraient vraisemblablement les premières à relever la tête et entraîneraient le reste des échanges mondiaux dans leur sillage.
vendredi 3 juillet 2009
DES NOUVELLES DU MOYEN-ORIENT
Selon les experts en géopolitique, il y a actuellement 4 défis majeurs dans la zone. 1/ la recherche de stabilité en Irak, 2/ le risque d’explosion du Yémen, 3/ le terrorisme islamique, 4/ la contestation (durable) du régime iranien. Après ce constat, 2 conflits périphériques aggravent la situation : l’Afghanistan et le débordement du conflit au Pakistan, et le conflit israélo-palestinien. Au-delà des interventions militaires de l’Occident et de la réouverture du marché irakien, une des clés majeure de l’équilibre dans la zone réside dans la stabilité des monarchies installées dans certains pays (notamment : Arabie Saoudite, Oman, Koweït, Qatar). Mais les cours fluctuants du pétrole et la montée de l’islamisme radical pourraient ajouter à l’incertitude grandissante… Les perspectives commerciales restent véritables pour la France: un certain niveau de croissance préservé dans la zone, un bon positionnement des grands groupes, et une volonté politique irakienne d’accorder une place privilégiée à la France par soucis d’équilibre et d’indépendance. A suivre de près !
lundi 29 juin 2009
LES CCEF DANS L’EQUIPE DE FRANCE DE L’EXPORT
En signant le 19 juin à Paris une convention de partenariat avec la DGTPE, UBIFRANCE, l’ACFCI, et l’UCCIFE, le CNCCEF (Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France) intègre officiellement l’équipe de France de l’export. Concrètement dans cette équipe de France de l’export, les CCEF jouent en milieu de terrain. Ils « accomplissent des missions de conseil et d’appui aux PME dans le cadre du parrainage, tant dans les comités en France dans un premier temps que dans les sections à l’étranger ensuite », selon le texte de la convention. En amont, ce sont les CCI, qui ont à la base « pour mission d’identifier, mobiliser et soutenir les PME à potentiel export ». Enfin, UBIFRANCE et les chambres de commerce à l’étranger jouent le rôle d’attaquants avec l’accompagnement des entreprises à l’étranger.
mardi 16 juin 2009
SAVOIR ADAPTER SON OFFRE A L’EXPORT
Une des clefs du succès à l’export, c’est d’avoir une offre adaptée à la demande et aux besoins des clients. D’un premier abord, cela parait logique et plutôt simple ! La définition d’un « panier » de produits que l’on va exporter est la première démarche à mener. Il ne s’agit pas forcément d’exporter toute la gamme, mais les produits les plus compétitifs et les plus novateurs : ceux qui permettront de se démarquer et d’être compétitif. Puis il faut les adapter aux marchés ciblés : normes et homologations, bien sûr. Mais bien d’autres critères peuvent entrer en jeu : besoins intrinsèques des clients, coutumes, croyances, offre de la concurrence, niveau de vie, degré de qualité requis, contraintes politiques, etc. Dans certains cas, l’offre sera donc définie pour une zone géographique, voire pour un pays spécifique.
L’ASSURANCE PROSPECTION S’ELARGIT
La secrétaire d'Etat au Commerce extérieur a annoncé l'élargissement de l'assurance-prospection, afin d’encourager les entreprises à aller chercher de l'activité à l'international. Ce dispositif, qui, moyennant une prime, rembourse une part des frais engagés si l'entreprise ne voit pas ses efforts entrepris à l'export récompensés, bénéficie aujourd'hui à environ 5.000 PME réalisant moins de 150 millions d'euros de chiffre d'affaires, pour un coût budgétaire d'environ 30 millions d'euros. Le plafond de chiffre d'affaires est relevé à 500 millions d'euros, afin de toucher les entreprises de taille intermédiaire(ETI), le maillon faible du tissu d'entreprises présentes à l'export. Les critères d'éligibilité sont également assouplis pour les entreprises innovantes, et la prime versée par les entreprises est réduite, passant de 3% à 2%. La prise en charge sera toutefois dégressive à partir de 300 millions d'euros de chiffre d'affaires.
jeudi 11 juin 2009
RECUL DES EXPORTATIONS VERS L’ALLEMAGNE
L'Allemagne, qui devrait connaître un recul de son produit intérieur brut de 6 % cette année (contre 3 % attendu en France) pèse lourdement sur les échanges. Premier partenaire commercial de la France (15,5 % des échanges et 8,3 % pour l'Italie, numéro deux), l'Allemagne a nettement moins acheté en avril : en dépit d'une amélioration du côté de l'automobile, les exportations françaises vers l'Allemagne ont reculé de 5,2 % par rapport à mars. La diminution des exportations vers l'Allemagne se poursuit et le niveau mensuel est retombé à celui du début des années 2000. Sur les quatre premiers mois de l'année, les exportations françaises vers l'Allemagne ont reculé de 20,7 % par rapport aux quatre premiers mois de 2008. Après l'automobile puis les biens intermédiaires, ce sont les biens d'équipement qui sont en très fort ralentissement en Allemagne. Les commandes de biens d'équipement sont toujours tirées à la baisse : l'Allemagne va donc continuer à souffrir, et la demande adressée à la France va encore en pâtir.
mardi 9 juin 2009
VIE MULTICARTES ?
Le principal dispositif de soutien à l'export est lui aussi touché par la crise. Certes, le nombre de VIE a encore augmenté de 16 % l'an dernier, pour atteindre 6.500 à la fin mai. Mais, après une forte croissance, il se stabilise. Les nouvelles formules mises en place pour inciter les PME à embaucher des jeunes en VIE (temps partagé entre entreprises, mi-temps à l'étranger) ne rencontrent qu'un succès limité. Plusieurs actions sont envisagées. Pour les PME, Bercy compte d'abord supprimer le dépôt de garantie correspondant à deux mois de salaire que doivent verser à Ubifrance les entreprises quand elles ouvrent un poste. La secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, envisage également de créer des places de VIE « multicartes » dans les missions économiques : rémunérés par l'Etat, ils travailleraient pour plusieurs PME ou une filière économique (biotech, éco-entreprises, agroalimentaire, etc.) dans un pays. Pour faciliter les embauches, l'Etat va aussi conclure des accords de réciprocité avec certains pays (Australie, Brésil).
lundi 8 juin 2009
QUELS MARCHES PORTEURS POUR LA FRANCE ?
> Dans quels domaines la France peut-elle gagner des parts de marché à l’export en 2020 ? Alors que notre industrie ne cesse des perdre des points sur la scène internationale, le secrétaire d’Etat à l’industrie vient d’annoncer la création d’un « comité stratégique pour les marchés porteurs » dont le rôle est réfléchir à une stratégie industrielle. L’environnement, l’e-santé ou le numérique devraient être les premiers secteurs scrutés par le comité qui réunira pouvoirs publics et industriels. La mise en place d’un fonds d’investissement des industries à haute valeurs ajoutée est aussi à l’étude.
vendredi 5 juin 2009
mercredi 3 juin 2009
POINT DE VUE : LE DISPOSITIF EXPORT REGIONAL
> On dit souvent que le dispositif public régional de soutien à l’export est opaque pour les entreprises. Force est de reconnaitre que les choses se sont bien simplifiées depuis quelques années, et que l’on approche du « guichet unique » tant recherché. Décryptage. La DRCE assure les missions régaliennes, anime, coordonne et informe. Le Conseil Régional soutien et finance les projets. CCI International assure l’accompagnement commercial des entreprises, en bénéficiant de ses structures propres et en s’appuyant sur le réseau international d’UBIFRANCE. Les Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF) parrainent les entreprises à titre bénévole et participent à la formation des jeunes à l’international. Chacun de ces 4 acteurs principaux peut constituer un point d’entrée qui orientera la démarche de l’entreprise de façon pragmatique et adaptée. Alors pas si compliqué finalement, non ?
vendredi 29 mai 2009
BAROMETRE MONDIAL CCEF MAI 2009
> Baromètre de l’activité des entreprises françaises dans le monde. Les perspectives à un an de la croissance mondiale continuent de se redresser en mai. Le baromètre remonte à un niveau voisin de 0 et retrouve ainsi son niveau de septembre 2008, avant le décrochage de l’automne 2008. Les perspectives d’activité à un an des entreprises françaises redeviennent positives. L’amélioration est générale et particulièrement accentuée en Asie et en Amérique du Nord. L’économie mondiale comme l’activité mondiale des entreprises françaises pourraient renouer avec la croissance dès le deuxième semestre de 2009. On croise les doigts ?

GROUPEMENTS EXPORT LORRAINS
> Il y a actuellement une dizaine de groupements d’entreprises en Lorraine dont le but est de fédérer les actions et stratégies export : sous-traitants de l’automobile, plasturgie, engins pour les collectivités, plasturgie, éolien, hôtellerie de luxe, agro-alimentaire, bijou, etc. Dernier né : le PEXE (plan des éco industries en Lorraine, mené par CCI International Lorraine). Les activités de ces groupements sont plus ou moins charpentées, car les structures sont encore relativement jeunes. Simple réseau pour certains, association pour d’autres, voire GIE. Mais la tendance à la mutualisation des moyens et au partage d’expériences semble désormais un phénomène structurel en matière d’exportation pour les PME !
mardi 26 mai 2009
LA GESTION DES RISQUES A L’EXPORT
> Trop souvent, on limite l’analyse des risques liés à l’activité export aux enjeux financiers. Certes, ils sont de tailles (principalement le défaut de paiement et le non transfert). Pourtant, il en existe bien d’autres : détérioration de l’image de l’entreprise, non-qualité des produits, défaut de maîtrise du marché, contrefaçons, espionnage commercial et industriel, transports et aux transferts de propriété, responsabilité du produit, échec des actions de prospection… Et sans oublier les risques physiques et politiques pour certains pays ! Alors, faut-il prendre peur ? Certainement pas : il existe des parades et des outils de prévention pour chaque risque. Une démarche exportatrice responsable et gagnante passe donc par l’identification et la gestion continue des risques liés à l’activité export.


