Après le rebond de juillet, les exportations ont retrouvé leur niveau des six premiers mois de l'année (- 19 % sur un an). Selon l'assureur-crédit Euler Hermes, « la reprise française en 2010 sera largement dépendante de la dynamique du commerce mondial et de la capacité à en tirer profit ». Et ce d'autant plus que la consommation des ménages marque le pas. Si les exportations sont « l'enjeu central de la reprise », elles sont confrontées à des difficultés qui ne datent pas de la crise. Pas assez nombreux, les exportateurs sont également trop concentrés vers l'Europe. Les deux tiers des exportations sont tournées vers les pays de l'Union européenne. Or « cette zone sera la dernière à renouer avec la croissance ». Pour tirer leur épingle du jeu, les exportateurs français doivent donc se diriger vers des pays émergents comme la Chine ou l'Inde, où « les effets négatifs de la crise sont déjà annulés » et où Euler Hermes anticipe une croissance de 8,5 % et de 7 % respectivement en 2010. C'est pour l'instant peu le cas : l'Asie ne compte que pour 10 % des exportations françaises. En Chine, les exportations françaises sont à peu près stables depuis trois ans et n'ont représenté que 704 millions d'euros en août dernier. Les exportations vers l'Inde sont très faibles (189 millions d'euros en août). Pour encourager les exportations, Bruxelles vient d'autoriser la France à mettre en place Cap Export, un nouveau dispositif de garantie publique d'assurance-crédit pour protéger les fournisseurs de défauts de paiement de leurs clients à l'export. Il tombe à point nommé pour aller attaquer les marchés - juteux mais non sans risques - des pays émergents.


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