jeudi 24 septembre 2009

BE READY FOR EXPORT



eXPorting est le partenaire retenu par CCI International Lorraine pour son opération « Be ready for export ». Il s’agit d’accompagner individuellement une quinzaine de PME lorraines, primo exportatrices ou déjà exportatrices, dans leurs développements à l’export au moyen d’un plan de travail ciblé et échelonné sur une période de 8 à 12 mois. Le programme est largement soutenu et aidé par le Conseil Régional de Lorraine. Les journées pays et techniques organisées par CCI International Lorraine seront un support privilégié. Plus d’informations par téléphone au 0820.20.30.38 ou sur internet : http://www.webexportlorraine.com/sice/index.php?option=com_content&task=view&id=171&Itemid=159

MITTELSTAND ALLEMAND vs ETI FRANCAISES

Les performances des entreprises allemandes à l'export font souvent l'objet d'admiration en France. Mais la récession violente que traverse le pays révèle la faiblesse de son économie : l'absence de moteur de secours lorsque la conjoncture mondiale se retourne.Malgré la compétitivité de ses industries exportatrices, l'Allemagne n'a affiché qu'une croissance faible ces dernières années. L'atonie de la demande intérieure n'y est pas étrangère... Tous les exportateurs allemands n'ont pas frôlé la faillite, mais beaucoup ont été surpris par la violence du retournement. Effondrement des carnets de commandes, mesures de chômage technique, négociations serrées avec les créanciers sont devenus le lot commun du « Mittelstand », ce tissu d'entreprises de taille moyenne qui fait la puissance du moteur exportateur allemand. Le secteur industriel rhénan avait déjà traversé des récessions depuis 1945, mais jamais la chute n'avait été si brutale. Le « Mittelstand » profitait pleinement de la forte demande en matière de biens d'équipement dans les pays émergents, et ce malgré l'appréciation de l'euro. Sur les dix dernières années, l'Allemagne a été l'un des rares pays développés à maintenir ses emplois industriels, quand la France ne cessait de perdre des parts de marché à l'export. Sa force : des entreprises familiales, avec une forte culture de l'exportation, un haut degré de spécialisation et une volonté d'investir sur le long terme dans la recherche-développement. C’est pour « copier » ce tissu industriel que le gouvernement français veut développer et consolider les ETI (entreprises de taille intermédiaire). Un « Mittelstand » à la française, en quelque sorte !

mercredi 23 septembre 2009

ESPIONNAGE ECONOMIQUE

Un nombre grandissant d'affaires d'espionnage sont dévoilées au grand jour. Les technologies de l'information rendent les organisations perméables. Et tous les acteurs sont visés, grands groupes et PME, syndicats et ONG. En France, le chiffre circule de 2.963 entreprises ou laboratoires ayant été victimes, entre 2006 et 2008, d'actions d'ingérence économique, destinées à dérober des secrets de fabrication, à déstabiliser la direction ou à entraver le lancement d'un produit. Les grands groupes - notamment dans les secteurs « sensibles », tels Areva, EDF, Thales - sont évidemment plus conscients des risques. Mais, en trois ans, les PME auraient représenté 71 % des sociétés attaquées. Aujourd'hui, «l'intelligence économique est aussi indispensable aux entreprises que l'a été le marketing il y a cinquante ans », résume Cyril Bouyeure, coordinateur ministériel à l'intelligence économique. Pour preuve ? Un décret paru jeudi 17 septembre vient d'instituer un délégué interministériel à l'intelligence économique, placé sous la double tutelle de l'Elysée et de Bercy et chargé d'élaborer une politique nationale. Reste que la frontière entre l'« espionnage », illégal par essence, et l'« intelligence économique » est parfois ténue, surtout dans un environnement mondial, où les législations varient au gré des frontières. En témoigne l'éventail de missions des cabinets professionnels : de la simple veille concurrentielle aux opérations de « dépoussiérage », qui consistent à vérifier si une salle de réunion ou une chambre d'hôtel n'ont pas été équipées de micros ou de systèmes d'espionnage…

jeudi 17 septembre 2009

VOUS AVEZ DIT : « SWIFT » ?

Le virement SWIFT est un moyen de paiement incontournable et parfaitement connu des exportateurs, mais peu savent ce qu’il y a derrière ce terme barbare ! SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication) est une société coopérative de droit belge, détenue et contrôlée par ses adhérents parmi lesquels se trouvent les plus grosses banques mondiales. Fondée en 1973 afin de remédier aux flux papier et pour remplacer le réseau Télex, jugé trop lent et pas assez fiable, la société SWIFT fournit des services de transferts interbancaires et des interfaces à plus de 7.800 institutions dans plus de 205 pays, pour un montant de transactions journalières total se chiffrant en trillions de dollars US ! Ses principaux clients sont des banques, des sociétés de courtage, des organisations de compensation et des bourses d'échanges partout dans le monde. SWIFT transmet plus de 11 millions de transactions chaque jour. L'intérêt du réseau SWIFT est d'assurer la « non-répudiation » des échanges : aucun tiers ne peut nier avoir effectué une transaction. SWIFT réalise l'équivalent d'un acte notarial sur l'ensemble des transactions effectuées et ce, quelqu'en soit le montant. Tout irait pour le mieux dans le meilleurs des mondes, si les États-Unis n’avaient pas confirmés qu'ils ont fait appel à SWIFT pour espionner illégalement les transactions financières internationales dans le but de pister des personnes soupçonnées de terrorisme. Big Brother, quand tu nous tiens…

mardi 8 septembre 2009

VERS UNE AMELIORATION DE LA SINISTRABILITE ?

Coface a subi frontalement l'aggravation de la crise du crédit depuis le quatrième trimestre 2008. Si l'activité s'est bien tenue sur les trois premiers mois de l'année (+ 3,2 %, à 873 millions d'euros), avec une forte demande et une hausse des prix en assurance-crédit, la sinistralité a atteint des niveaux record, enfonçant les prévisions de début d'année. Alors qu'il était de 55 % un an plus tôt, le ratio sinistres/ primes a grimpé à 116 % au 30 juin. La dégradation est générale, et elle est particulièrement forte pour les assurés français, qu'ils vendent en France ou à l'étranger ». La filiale de Natixis évalue à 6,5 points le choc de croissance pour les risques de crédit qu'elle assure. Estimant que «le point bas de la croissance mondiale a été touché à mi-année», le groupe s'attend à une amélioration de la sinistralité au second semestre. Par ailleurs, selon Coface, « les entreprises sont prêtes à payer un peu plus cher sur les risques plus difficiles, pour conserver leurs garanties ».

CYCLE DE DOHA : QUID ??

Le Cycle de Doha est une ronde de négociations d'une durée de trois ans, effectuée sous l'égide de l'OMC (Organisation mondiale du commerce). Elles portent surtout sur la « libéralisation du commerce international », et avaient comme objectif explicite le «développement » de ce qu'on appelait naguère le « Tiers-Monde ». La conférence interministérielle de Doha (Qatar) a eu lieu du 9 au 13 novembre 2001, tandis que la quatrième conférence ministérielle de l'OMC lançait un nouveau cycle de négociations multilatérales, baptisé « cycle du développement ». En effet, l'essentiel des négociations de Doha portaient sur l'agriculture et sur l'amélioration de l'accès aux marchés des pays riches pour les produits agricoles des pays en développement (PED). Le cycle de Doha, qui s'est conclu sur un échec, les différentes parties n'arrivant pas à s'accorder, incluait d'ailleurs un accord sur les ADPIC (Aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce). Suite au désaccord permanent et insoluble entre les différents États notamment sur la libéralisation de l'agriculture, le Cycle de Doha est considéré comme un échec le 24 juillet 2006 par Pascal Lamy, directeur-général de l'OMC. Cependant, des discussions ont été relancées pour aboutir à un nouvel échec en 2008… Lueur d’espoir : après la réunion informelle de début septembre 2009 à New Delhi, l'OMC va reprendre les discussions pour trouver un accord final, prévu en 2010, sur le cycle de Doha, tout en restant prudente sur le travail à accomplir…. Pas simple, en cette période de crise et de montée des protectionnismes !

CARNETS DE COMMANDE A L’EXPORT

Les carnets de commandes des exportateurs français n'ont pas encore enregistré d’amélioration sensible et stagnent à des niveaux historiquement faibles. Dans les biens d'équipement, les commandes étrangères se sont même plutôt dégradées ces derniers mois. Seuls les industriels des biens de consommation et de l'automobile ont vu leurs carnets s'étoffer à l'exportation.

mercredi 2 septembre 2009

LA CHINE DEPASSE L'ALLEMAGNE ?

Symbolique : selon l’OMC, la Chine est en passe de détrôner l'Allemagne de son statut de premier exportateur mondial. Au cours des six premiers mois de l'année 2009, les exportations chinoises ont totalisé 521,7 milliards de dollars, contre… 521,6 milliards pour les exportations allemandes ! En 2008, la Chine avait dépassé l'Allemagne en termes de produit intérieur brut (PIB), 2009 sera-t-elle l'année où l'on signera l'avis de décès de l'Allemagne championne du monde des exportations ? Les économistes restent prudents, car l'évolution des taux de change sera déterminante dans ce duel et une appréciation de l'euro jouerait en faveur de Berlin. Le modèle exportateur allemand n'est pas exempt de faiblesses : il est notamment trop spécialisé dans les biens d'équipement. Mais il a aussi des atouts : il tirera profit de tout regain de croissance dans les pays émergents. Les exportations allemandes ont d'ailleurs augmenté de 7 % en juin. En fait, il existe une forte corrélation des exportations chinoises et allemandes : la Chine dépend également fortement des fluctuations du commerce mondial, et les deux pays ont pris de plein fouet la crise mondiale avec de violentes contractions de leurs exportations au cours des douze derniers mois. Tous deux pourraient donc profiter dans les mêmes proportions d'un rebond.

LA TASK FORCE FRANCAISE A L’ETRANGER

UBIFRANCE, l'agence publique d'aide au développement des entreprises françaises à l'international, achève la deuxième phase de la réforme de son réseau à l'étranger. Il s’agit d’intégrer et de développer les services d’appuis aux entreprises jusque-là rattachés aux ambassades de France. 25 bureaux, dans 20 pays, rejoignent le réseau d'UBIFRANCE : Chine, Japon, Australie, Autriche, Belgique…. 14 bureaux dans 8 pays avaient déjà basculé au 1° janvier dernier (Etats-Unis, Allemagne, Espagne...). La réforme du réseau sera achevée dans un an, et il sera alors composé de 64 Missions économiques-UBIFRANCE dans 44 pays. « Au total, ce sont plus de 1.300 agents basés en France et à l'étranger, qui seront au service des entreprises exportatrices, contre 500 aujourd'hui », indique UBIFRANCE dans un communiqué (www.ubifrance.fr = nouveau site mis en ligne début septembre).