jeudi 17 décembre 2009

PACTE PME 2.0

Initié en 2004 par le comité Richelieu, repris à son compte par Bercy via Oséo en 2005, le Pacte PME veut s'affranchir de la tutelle de l'État. Ce contrat-cadre par lequel 55 grandes entreprises et institutions (TOTAL, SNCF, AREVA, etc.) s'engagent à favoriser les PME dans leurs achats veut surtout dépasser le stade des bonnes intentions. Début 2010, l'association se dotera d'une gouvernance paritaire (grands groupes - PME) et décernera un label aux PME pouvant se prévaloir d'un parrainage d'un ou plusieurs grands groupes. Objectifs : faciliter par cette caution l'accès des PME aux marchés nationaux et internationaux, ainsi qu'au crédit ou à certaines aides publiques.

vendredi 11 décembre 2009

LA COMPETITIVITE FRANÇAISE S'AMELIORE (?)

Pour la première fois depuis dix ans, la compétitivité des entreprises françaises se redresse. Selon une étude publiée par Coe-Rexecode, la part des exportations hexagonales par rapport à celle des autres pays de la zone euro devrait être de l'ordre de 13,5 % cette année, soit 0,3 point de plus qu'en 2008. Cette très légère remontée mettrait donc fin à des années de déclin, suivies d'une stabilisation en 2008. Mais elle reste encore bien maigre au regard du terrain perdu : « Notre part de marché est passée de 16,8 % en 1998 à 13,2 % en 2008, ce qui représente 100 milliards d'euros d'exportations perdues ». Cette embellie s'est opérée au moment même où la crise économique a lourdement fait chuter les échanges mondiaux. Au cours des neuf premiers mois de l'année, les exportations françaises se sont repliées de 17,5 %, mais la baisse a été encore plus prononcée chez nos voisins (-19,1 % dans la zone euro). La remontée s'expliquerait néanmoins surtout par des raisons conjoncturelles… et donc temporaires : nos exportations sont plutôt spécialisées dans les produits qui ont connu les plus faibles reculs de leur niveau d'activité. C'est le cas de l'aéronautique ou des produits pharmaceutiques qui ont plutôt bien résisté. L'amélioration est par ailleurs loin d'être homogène : moins de la moitié des catégories de produits exportés ont réellement vu leur part de marché progresser. Au final, ces différences de spécialisation sectorielle entre les pays de la zone euro expliqueraient environ« les deux tiers » du redressement de la compétitivité française. Inversement, cette segmentation a joué en défaveur de l'Allemagne pendant la crise.