dimanche 26 juillet 2009

EXPORT, COMMERCE INTERNATIONAL ET CRISES SANITAIRES MAJEURES

La pandémie de grippe H1N1 pourrait retarder la fin de la crise mondiale, au vu de ses effets en Argentine, où le PIB pourrait baisser de 0,5 %. Dans l'hémisphère Nord, un recul même modeste de l'activité pourrait avoir des effets dramatiques. Une étude évalue l'impact de la maladie à 4 points de PIB en Grande-Bretagne. Depuis 2003 et la crise du SRAS, les entreprises ont pu prendre conscience de toute l’importance d’une bonne anticipation et d’une gestion adéquate de crises sanitaires majeures qui peuvent affecter profondément leurs activités à l’international. Face à des situations exceptionnelles de ce type, il faut donc se préparer : à des réactions excessives de la part de certains gouvernements locaux et autorités sanitaires étrangères pouvant affecter la dynamique de l’activité de l’entreprise dans un pays donné, au risque de mise en quarantaine de dirigeants ou d’hommes clés qui sont des pièces maitresses du fonctionnement de l’entreprise à l’étranger, ou encore aux conséquences et à la gestion d’un taux d’absentéisme élevé pouvant désorganiser sérieusement l’activité des entreprises. Si le virus H1N1 est très contagieux (125 pays ont été touchés à ce jour), il s’apparente plus pour le moment à celui de la grippe saisonnière et sa dangerosité réelle reste modérée. Annoncée pour l’automne, cette épidémie a conduit à une mobilisation importante des pouvoir publics. Dans ce contexte, le MEDEF joue un rôle très actif en soutien aux entreprises : des informations pratiques (recommandations, fiches, flash info quotidien, sites utiles, contacts) sont disponibles sur le site internet du MEDEF : www.medef.fr.

mercredi 22 juillet 2009

L’UE ET L’AUSTRALIE FACILITENT LEURS ECHANGES

Alors que la montée du protectionnisme commence à inquiéter, l’Union européenne des 27 (UE) et l’Australie ont voulu donner « un coup d’accélérateur aux échanges commerciaux, pour le plus grand bénéfice de leurs entreprises, en approuvant la nouvelle version d’un accord de reconnaissance mutuelle (ARM) qui va simplifier la certification des produits destinés à l’exportation ». L’Union européenne qui a exporté pour 25 milliards d’euros de marchandises et importé pour 11,2 milliards d’Australie l’an dernier, est le premier partenaire commercial de cet Etat du Pacifique, avec une part de 17 %. Si l’UE lui fournit surtout des produits pharmaceutiques, des véhicules, des machines, de l’équipement de télécommunications, l’Australie lui livre en retour des produits agricoles, notamment du vin, des matières premières, comme l’or, le charbon et le fer, des machines, du matériel de transport, des produits chimiques, textiles et de la laine. Principale disposition de l’ARM, les produits échangés ne sont pas soumis à l’évaluation de leur conformité à leur arrivée dans le pays importateur, mais au départ dans l’Etat exportateur. Une facilité qui va maintenant s’appliquer notamment à des appareils médicaux, électriques et de communication, comme les téléphones mobiles et les télécopieurs.

L’ETAT VEUT AIDER LES ETI

Nouveau terme dans le jargon des abréviations en tout genre : les « ETI ». On connaissait les PME, ou plus précisément les « petites » entreprises (moins de 250 salariés). Depuis un an, il y a aussi les ETI, ou entreprises de taille intermédiaire (250 à 5.000 salariés). Depuis le déclenchement de la crise, l'Etat est davantage au chevet des petites entreprises et il délaisserait les « moyennes ». Or celles-ci, emploient 21 % des salariés (33 % dans l'industrie) et assurent un quart de la production de richesses en France. D'où le souhait du gouvernement de leur donner un gros coup de pouce, bien au-delà de ce qui a pu être fait en leur faveur ces dernières semaines en matière d'assurance-crédit, d'aide à l'export ou de garanties bancaires offertes par la banque publique Oséo. Le lancement du grand emprunt national devrait être un moyen de renforcer les fonds propres des ETI, via des prêts participatifs. Le gouvernement consulte le patronat.

mercredi 15 juillet 2009

L'EFFONDREMENT DU COMMERCE MONDIAL






Le déclenchement en 2008 de la crise financière, qui a dégénéré ensuite en crise économique, a entraîné un véritable effondrement du commerce mondial, qui, selon le FMI, devrait reculer de 12,2 % en volume cette année et reprendre de façon marginale seulement en 2010 (+ 1 %). Un séisme économique dont la faute incombe en grande partie à l'effondrement du crédit commercial, qui finance 90 % des échanges. Un certain nombre de pays sont en outre tentés par le protectionnisme pour défendre leurs industries. Un rapport de l'OMC du début juillet montre que les dérapages protectionnistes se sont multipliés au cours des derniers mois. Même si, reconnaît l'Organisation, la situation n'a rien à voir avec les années 1930. Des signes positifs sont cependant apparus au cours des derniers mois… à suivre !

jeudi 9 juillet 2009

DEFICIT REDUIT EN MAI. ACTIVITE D’UBIFRANCE EN HAUSSE

Le déficit commercial s'est réduit à 2,718 milliards d'euros en mai, selon les Douanes. « Les ventes aéronautiques progressent vivement en mai, ce qui gonfle à nouveau l'excédent des échanges de matériels de transport, malgré la dégradation du solde automobile. Par ailleurs, depuis le début de l'année, UBIFRANCE a réalisé ou enregistré des inscriptions (salons, foires, rendez-vous individuels …) pour 9.547 entreprises, soit presque autant que pour l'ensemble de l'année 2007. L'objectif est fixé à 14.400 entreprises accompagnées cette année. Plus de 1.500 nouveaux primo exportateurs potentiels ont été identifiés par les régions », a indiqué la secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac.

mercredi 8 juillet 2009

BAROMETRE MONDIAL CCEF JUIN 2009

Les perspectives de la conjoncture mondiale continuent de se redresser en juin et renforcent l’hypothèse d’une fin de récession dans le monde au 2ème semestre de 2009. Les perspectives à un an de l’activité des entreprises françaises se stabilisent en juin à un niveau cependant positif. L’activité récente continue toutefois de reculer mais à un rythme ralenti et laisse entrevoir une stabilisation à échéance de quelques mois. Les trois régions les mieux orientées sont l’Asie, le Proche et Moyen Orient et l’Amérique du Nord.



mardi 7 juillet 2009

JOURNAL DES ENTREPRISES 07/09

REGAIN DE PROTECTIONNISME ?

Un nombre croissant de gouvernements pourraient être tentés dans les mois à venir d'imposer des restrictions sur les échanges commerciaux si la récession de l'économie mondiale se poursuit, prévient le président de la Banque mondiale : "les pays à hauts revenus ont subventionné les secteurs en difficultés tandis que les pays à faibles revenus ont recours à des augmentations sélectives des taxes aux frontières". "Ces tendances pourraient rapidement devenir incontrôlables au cours des mois à venir avec la montée du chômage et parce que des pays se sentent obligés de répondre coup pour coup aux politiques des autres". Les pays en développement dont l'activité économique dépend d'un petit nombre de produits exportés, comme le Bangladesh ou le Cambodge où le textile représente 75% des exportations, pourraient subir des difficultés sur le long terme si des restrictions sont imposées sur leurs produits. Lorsque la croissance mondiale se rétablira, les mesures protectionnistes qui empêchent les pays en développement de bénéficier d'une reprise accentueront les souffrances. Selon le FMI, "le commerce mondial peut reprendre assez rapidement, aussi vite que la croissance, une fois que la reprise débutera dans les pays développés. Les exportations américaines seraient vraisemblablement les premières à relever la tête et entraîneraient le reste des échanges mondiaux dans leur sillage.

vendredi 3 juillet 2009

DES NOUVELLES DU MOYEN-ORIENT

Selon les experts en géopolitique, il y a actuellement 4 défis majeurs dans la zone. 1/ la recherche de stabilité en Irak, 2/ le risque d’explosion du Yémen, 3/ le terrorisme islamique, 4/ la contestation (durable) du régime iranien. Après ce constat, 2 conflits périphériques aggravent la situation : l’Afghanistan et le débordement du conflit au Pakistan, et le conflit israélo-palestinien. Au-delà des interventions militaires de l’Occident et de la réouverture du marché irakien, une des clés majeure de l’équilibre dans la zone réside dans la stabilité des monarchies installées dans certains pays (notamment : Arabie Saoudite, Oman, Koweït, Qatar). Mais les cours fluctuants du pétrole et la montée de l’islamisme radical pourraient ajouter à l’incertitude grandissante… Les perspectives commerciales restent véritables pour la France: un certain niveau de croissance préservé dans la zone, un bon positionnement des grands groupes, et une volonté politique irakienne d’accorder une place privilégiée à la France par soucis d’équilibre et d’indépendance. A suivre de près !