jeudi 24 septembre 2009

MITTELSTAND ALLEMAND vs ETI FRANCAISES

Les performances des entreprises allemandes à l'export font souvent l'objet d'admiration en France. Mais la récession violente que traverse le pays révèle la faiblesse de son économie : l'absence de moteur de secours lorsque la conjoncture mondiale se retourne.Malgré la compétitivité de ses industries exportatrices, l'Allemagne n'a affiché qu'une croissance faible ces dernières années. L'atonie de la demande intérieure n'y est pas étrangère... Tous les exportateurs allemands n'ont pas frôlé la faillite, mais beaucoup ont été surpris par la violence du retournement. Effondrement des carnets de commandes, mesures de chômage technique, négociations serrées avec les créanciers sont devenus le lot commun du « Mittelstand », ce tissu d'entreprises de taille moyenne qui fait la puissance du moteur exportateur allemand. Le secteur industriel rhénan avait déjà traversé des récessions depuis 1945, mais jamais la chute n'avait été si brutale. Le « Mittelstand » profitait pleinement de la forte demande en matière de biens d'équipement dans les pays émergents, et ce malgré l'appréciation de l'euro. Sur les dix dernières années, l'Allemagne a été l'un des rares pays développés à maintenir ses emplois industriels, quand la France ne cessait de perdre des parts de marché à l'export. Sa force : des entreprises familiales, avec une forte culture de l'exportation, un haut degré de spécialisation et une volonté d'investir sur le long terme dans la recherche-développement. C’est pour « copier » ce tissu industriel que le gouvernement français veut développer et consolider les ETI (entreprises de taille intermédiaire). Un « Mittelstand » à la française, en quelque sorte !

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