Le gouvernement mène un travail de recensement sur les quelque 4.600 entreprises comptant de 250 à 5.000 salariés. Il juge l'insuffisance du nombre d’entreprises de taille intermédiaire (ETI - 250 à 5.000 salariés, CA inférieur à 1,5 milliard d'euros) comme l'une des grandes faiblesses du tissu économique français. 494 ne disposent que d'un établissement, c'est-à-dire n'ont ni holding ni filiale. Ces entreprises à établissement unique, toutefois, n'ont guère d'intérêt en tant que tel : leurs besoins ne sont pas très différents des 1.905 autres ETI ayant plusieurs établissements, mais eux aussi tous basés en France. Pour le reste, 868 entreprises répondant aux critères des ETI ont leur siège en France, mais disposent déjà de filiales à l'étranger. Et 1.360 autres, soit 30 % des ETI, ont leur tête de groupe à l'étranger. Il peut s'agir d'entreprises faisant de l'optimisation fiscale en installant leur holding à l'étranger, mais il peut aussi s'agir de filiales françaises de groupes étrangers. Ipsos mène pour le compte de Bercy, d'ici à la fin de l'année, une enquête pour mieux connaître les ETI et en publier une cartographie. La question de l'insuffisance des ETI ne devrait alors en être que plus forte.

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